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États financiers de la BCE pour 2017

01 March 2018

Les états financiers vérifiés de la Banque centrale européenne (BCE) pour 2017 montrent une augmentation du bénéfice net de 82 millions d’euros, à 1 275 millions d’euros, due principalement à la hausse des revenus nets d’intérêts issus du portefeuille en dollars et du portefeuille comprenant le programme d’achats de titres (asset purchase programme, APP).

Le montant net des produits d’intérêts s’est élevé à 1 812 millions d’euros en 2017, contre 1 648 millions en 2016. Le produit net d’intérêts au titre des avoirs de réserve de change a progressé, à 534 millions d’euros, contre 370 millions en 2016, en raison de la hausse des revenus d’intérêts sur le portefeuille en dollars. Le produit net d’intérêts provenant de l’APP a augmenté de 140 millions d’euros, à 575 millions d’euros, du fait de la poursuite des achats de titres dans le cadre de ce programme. Inversement, à la suite de remboursements, le produit net d’intérêts découlant du Programme pour les marchés de titres (Securities Markets Programme, SMP) a diminué, à 447 millions d’euros en 2017, contre 520 millions en 2016. Les revenus nets d’intérêts provenant des avoirs de la BCE en obligations souveraines grecques acquises dans le cadre du programme SMP se sont élevés à 154 millions d’euros en 2017, contre 185 millions en 2016.

Les plus-values réalisées sur les opérations financières se sont réduites, à 161 millions d’euros, contre 225 millions en 2016. Cette baisse a essentiellement résulté du recul des plus-values réalisées sur les titres libellés en dollars.

Les moins-values latentes se sont établies à 105 millions d’euros, contre 148 millions en 2016, principalement sous l’effet de la contraction de la valeur de marché de plusieurs titres détenus dans le portefeuille libellé en dollars, qui a coïncidé avec la hausse des rendements correspondants.

Des tests de dépréciation sont effectués sur les titres détenus par la BCE dans ses portefeuilles de politique monétaire, qui sont valorisés au coût amorti (soumis à dépréciation). Sur la base des résultats de ces tests, aucune perte pour dépréciation n’a été enregistrée pour ces portefeuilles.

Les redevances facturées aux entités soumises à la surveillance prudentielle se sont élevées à 437 millions d’euros, contre 382 millions en 2016. Ces redevances sont prélevées pour couvrir les dépenses engagées par la BCE dans le cadre de ses missions prudentielles. La hausse observée en 2017 s’explique principalement par les travaux effectués dans le cadre de l’examen ciblé des modèles internes (targeted review of internal models, TRIM) et par l’augmentation des effectifs de la BCE affectés à la supervision bancaire.

L’accroissement des charges de personnel et des autres charges d’exploitation, qui sont passées à, respectivement, 535 millions d’euros et 539 millions d’euros, contre respectivement 467 millions et 487 millions en 2016, tient largement à la hausse des dépenses liées aux missions prudentielles de la BCE.

Le bénéfice net de la BCE est distribué aux banques centrales nationales (BCN) de la zone euro. Le Conseil des gouverneurs a décidé de verser un acompte sur dividendes, à hauteur de 988 millions d’euros, aux BCN de la zone euro le 31 janvier 2018. Lors de la réunion qui s’est tenue hier, le Conseil des gouverneurs a décidé de distribuer le bénéfice restant, soit 287 millions d’euros, le 23 février 2018.

La taille du bilan de la BCE s’est accrue de 19 %, à 414 milliards d’euros, contre 349 milliards d’euros en 2016. Cette augmentation résulte presque exclusivement des achats de titres effectués dans le cadre de l’APP.

La poursuite des achats de titres en vertu de l’APP s’est traduite par une croissance du bilan consolidé de l’Eurosystème de 22%, pour atteindre 4 472 milliards d’euros, contre 3 661 milliards d’euros en 2016. Les avoirs de l’Eurosystème en titres détenus à des fins de politique monétaire ont progressé de 732 milliards d’euros, à 2 386 milliards, contre 1 654 milliards en 2016. Les avoirs au titre de l’APP se sont accrus de 754 milliards d’euros, à 2 286 milliards, alors que les titres détenus dans le cadre des deux premiers programmes d’achats d’obligations sécurisées et du SMP ont diminué de respectivement 9 milliards et 13 milliards d’euros en raison des remboursements.

Source : BCE

 

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