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ICTLuxembourg célèbre 10 ans d’innovation technologique

21 juin 2024
Banque de connaissances

ICTLuxembourg a commémoré une étape importante de son parcours en célébrant son dixième anniversaire lors d’un gala distingué à la BIL à Luxembourg. Cet événement a réuni des leaders et des innovateurs de l’écosystème luxembourgeois des technologies de l’information et de la communication pour une soirée inoubliable de célébration et de discussions prospectives. Depuis sa création en 2014, ICTLuxembourg s’est positionné comme une plateforme essentielle pour favoriser et promouvoir l’innovation technologique au Luxembourg. Avec ses 22 membres, représentant principalement des associations professionnelles, mais aussi des institutions de recherche publique et des entreprises, ICTLuxembourg joue un rôle pivot dans l’alignement des intérêts du secteur des TIC et la promotion d’un écosystème technologique dynamique et collaboratif. Continuer la lecture…

Fraude aux moyens de paiement

17 juin 2024
Banque de connaissances

Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, la Banque de France, la Fédération bancaire française (FBF) et l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) appellent les Français à renforcer leur vigilance face aux tentatives de fraude aux moyens de paiement. À cette occasion, ils lancent une grande campagne de sensibilisation en presse écrite, radio et sur internet à partir du 8 juin. Tous les acteurs ont mis en place des actions qui ont permis une baisse significative du taux de fraude des paiements sur internet. L’authentification forte pour les achats en ligne, désormais généralisée sous l’impulsion des travaux conduits par l’OSMP avec notamment les banques et commerçants, a permis de renforcer davantage la sécurité des paiements. Cela a d’ailleurs été largement reconnu par les Français : selon une étude de la Fédération bancaire française, c’est une mesure plébiscitée par ceux-ci et ils sont 65 % à trouver cela rassurant, seuls 15 % la voyant comme une contrainte. Continuer la lecture…

Informations relatives à la société SFAM

13 juin 2024
Banque de connaissances

La FSMA a pris connaissance de la requête du tribunal de Paris demandant la liquidation judiciaire de quatre sociétés liées au courtier en assurance de droit français SFAM : Indexia Group, Indexia développement, Hubside et Hubside Recycle. Préalablement, le 24 avril 2024, SFAM, un intermédiaire en assurances de droit français appartenant au groupe Indexia, avait, elle aussi, été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. SFAM était également autorisée à exercer ses activités de distribution d’assurances en Belgique par la voie de sa succursale, sur la base d’une autorisation fournie par les autorités françaises. Cette autorisation a été suspendue le 25 avril 2023. La FSMA a pris de nombreuses initiatives depuis 2022 tant en ce qui concerne les contrats d’assurance commercialisés lors de la vente d’appareils multimédia qu’à l’encontre de SFAM ou de ses entités satellites. Ces dernières sont des intermédiaires d’assurance de droit étranger actifs sur le marché belge et dont le contrôle relève principalement de la responsabilité du régulateur de leur pays d’origine. Continuer la lecture…

La résolution des crises bancaires : quelles exigences pour absorber les pertes en Europe et aux États-Unis ?

05 juin 2024
Banque de connaissances

Riad Benahmed

Depuis la crise financière mondiale de 2008, l’Europe et les États-Unis ont renforcé leur capacité à faire face à des crises bancaires. Les autorités ont mis au point une méthode de gestion des défaillances bancaires, la résolution, pour préserver la stabilité financière et protéger les déposants. La résolution d’une banque défaillante permet d’organiser la continuité de ses activités ou leur cession à un acquéreur, en mettant à contribution les actionnaires et les créanciers plutôt que les contribuables. Pour ce faire, les autorités ont imposé aux établissements importants d’émettre sur les marchés financiers des instruments de fonds propres et de dette à même d’absorber des pertes, conformément à la norme internationale de capacité d’absorption des pertes (TLAC, total loss-absorbing capacity). Cet article compare les exigences de capacité d’absorption des pertes en Europe et aux États-Unis. Il en ressort que les normes européennes sont plus exigeantes en la matière que les normes américaines. Continuer la lecture…

Financial Stability Report, publié par la banque nationale de Belgique

03 juin 2024
Banque de connaissances

Tout comme les constructeurs automobiles équipent leurs voitures de dispositifs d’absorption des chocs, la banque nationale de Belgique (BNB) veille à ce que notre système financier puisse faire face à des défis sans que son rôle clé dans l’économie ne soit mis en péril. Vous découvrirez dans le Financial Stability Report et dans le Rapport macroprudentiel, publiés aujourd’hui par la BNB, à quel point notre système financier est stable et comment les décisions de politique de la BNB y contribuent. Principale conclusion : notre secteur financier est en bonne santé. Afin de garantir la résilience du secteur financier à l’avenir également, la BNB a adopté un certain nombre de mesures supplémentaires en 2023. Continuer la lecture…

La gouvernance de l’AMF

27 mai 2024
Banque de connaissances

L’Autorité des marchés financiers est composée de deux organes collégiaux distincts : le Collège, avec à sa tête la présidente de l’AMF, et la Commission des sanctions. Un secrétaire général est nommé par la présidence. Principal organe décisionnel de l’AMF, le Collège est présidé par la présidente de l’AMF et est composé de 16 membres désignés par des autorités publiques. Le Collège adopte le règlement général de l’AMF, prend les décisions individuelles telles que les agréments et visas, examine les rapports de contrôle et d’enquête. En tant qu’organe de poursuite, il décide de l’ouverture des procédures de sanction ou d’injonction. Il peut également proposer un dispositif de transaction et valide les accords négociés. L’exercice du pouvoir de sanction est en revanche confié à la Commission des sanctions, dont les 12 membres sont également désignés par des autorités publiques. La Commission des sanctions dispose d’une totale autonomie de décision. Continuer la lecture…

Les listes noires des sites identifiés

15 mai 2024
Banque de connaissances

L’AMF et l’ACPR mettent en garde le public contre les activités de plusieurs acteurs qui proposent en France des investissements sur le Forex et sur des produits dérivés sur crypto-actifs sans y être autorisés. Avec l’objectif de protéger les épargnants, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent régulièrement à jour leurs listes noires de sites identifiés comme proposant des investissements sur le marché des changes non régulé (Forex) et sur des produits dérivés dont le sous-jacent est constitué de crypto-actifs, sans y être autorisés.
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L’effet Dunning-Kruger

13 mai 2024
Banque de connaissances

Stefan Ducahteau

Tout d’abord un avertissement : les allergiques aux réflexions sur la politique monétaire et les marchés boursiers risquent l’overdose. Lorsque la compréhension, la connaissance et l’expérience d’une problématique particulière sont limitées, la conviction d’avoir raison à ce sujet semble augmenter. Telle était déjà la conclusion des chercheurs Julian Kruger et David Dunning qui, en 1999, ont constaté – à leur grande surprise – que les gens avaient surtout un avis tranché sur le sujet ou le domaine qu’ils connaissent le moins. La relation inverse entre la compétence et la conviction est connue sous le nom d’effet Dunning-Kruger ou EDK : plus le niveau de compétence est faible, plus la conviction est forte et plus les avis sont inébranlables. Cela s’explique peut-être par le fait que l’ignorance empêche les gens de voir le vrai problème et qu’ils adhèrent dès lors facilement à des solutions simplistes et font preuve de peu de compréhension à l’égard d’un point de vue différent ou d’une opinion plus nuancée. Ne pas savoir ce qu’on ne sait pas soi-même… Continuer la lecture…

Desserrer la vis ? La politique monétaire à la croisée des chemins

22 avril 2024
Banque de connaissances

Discours de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France

C’est un grand plaisir d’être ici à l’Economic Club de New York. Henry James, le grand romancier américain, new-yorkais de naissance, était également un fin connaisseur de l’Europe. Il a notamment écrit : « C’est un destin complexe que d’être américain, et l’une des responsabilités que cela implique est de lutter contre une valorisation superstitieuse de l’Europe »*[1]. 150 ans plus tard, on peut presque inverser cette citation. C’est un destin complexe que d’être Européen aujourd’hui. Et il nous appartient de reconnaître nos similarités et nos différences avec les États-Unis et d’échapper à la tentation de trop s’appuyer sur nos homologues d’outre-Atlantique pour orienter nos décisions économiques. La politique monétaire n’échappe pas à cette tentation. Il existe souvent une perception selon laquelle la BCE ne peut pas agir, ou n’agira pas, à moins que la Fed ne le fasse d’abord. Soyons clairs d’emblée : comme l’a déclaré Christine Lagarde jeudi dernier, « nous dépendons des données, pas de la Fed » *[2] . Nous prenons nos décisions conformément à notre mandat domestique d’une inflation à 2 % et en évaluant au mieux les données et les perspectives de la zone euro. Continuer la lecture…

Prêts garantis par l’État et prise de risque bancaire

15 avril 2024
Banque de connaissances

par Théo Nicolas, Stefano Ungaro et Eric Vansteenberghe

Contrairement aux craintes qui ont émergé lors de leur lancement, les prêts garantis par l’État (PGE) n’ont pas incité les banques à accroître leur prise de risque. En réduisant mécaniquement la pondération des risques, la garantie d’État partielle a permis de continuer à financer les entreprises tout en maintenant la sélectivité du crédit. Face à la pandémie de Covid-19 et aux effets négatifs du confinement sur l’activité économique, le gouvernement français a mis en place un dispositif de garanties, à hauteur de 300 milliards d’euros, pour soutenir le financement bancaire des entreprises et éviter le risque de resserrement du crédit. Les banques françaises avaient deux raisons économiques principales de participer à ce dispositif : D’une part, elles pouvaient utiliser les PGE pour soutenir leurs emprunteurs risqués, qui auraient pu faire défaut pendant la pandémie, afin d’éviter la dégradation de leurs actifs (« canal de la prise de risque »). D’autre part, les banques ont pu bénéficier d’une réduction de leurs exigences réglementaires en fonds propres, car les PGE étaient assortis de pondérations de risque de crédit nulles (« canal des actifs pondérés par le risque »). Cela leur a permis de soutenir la distribution du crédit sans augmenter leur risque, ce dernier était couvert par la garantie de l’État. Continuer la lecture…