Stefan Duchateau

Stefan Duchateau est conseiller du groupe Argenta en Belgique et président des différentes sociétés d'investissement de ce groupe. Il enseigne la gestion de portefeuille, l'ingénierie financière, la gestion bancaire et financière et la gestion des risques financiers à la KU Leuven (Campus Bruxelles), la sélection de titres, la gestion de portefeuille et les enquêtes à la KU Leuven et les dérivés financiers et la gestion des risques des institutions financières à l'Université Hasselt. Chez Argenta, il se concentre sur la gestion financière et des risques, la politique stratégique et le développement du pilier investissement du groupe banque et assurance. Cela comprend le développement de produits d'investissement et la gestion de fonds d'investissement. Prof. Dr. Stefan Duchateau est ingénieur commercial et titulaire d'un doctorat en économie appliquée.
Stefan Duchateau

Stefan Duchateau

Professeur de gestion des risques/Conseiller auprès de HU Bruxelles et Argenta

Sur des vieilles lunes, des colombes hébétées, des investisseurs nerveux et encore beaucoup d’autres curieux personnages de notre monde

09 avril 2019

Le virage à 180 degrés que le président de la banque centrale américaine a pris dans ses derniers commentaires n’a été que très modérément apprécié par les marchés financiers. En réalité, Jerome Powell n’a fait que reconnaître l’urgence de corriger ses déclarations antérieures, basées sur une analyse obsolète – qui aurait (peut-être) été pertinente en d’autres temps. Notre satisfaction, teintée de soulagement, d’avoir eu raison ne peut évidemment pas effacer les ravages financiers des commentaires excessivement durs que le président de la Fed s’est complu à proférer, en septembre 2018, sur la nécessité de continuer à relever le taux d’intérêt directeur américain. Des pertes totalement inutiles qui n’ont pu être récupérées qu’après plusieurs mois.De nouveaux resserrements de la politique monétaire, par une hausse du taux directeur et/ou une réduction du bilan de la banque centrale, sont ainsi soudainement remis au placard. Tout homme raisonnable l’estimait pourtant nécessaire depuis longtemps.Le « faucon » de septembre 2018 revêt à présent les habits d’une « colombe », en perdant au passage plusieurs plumes à son chapeau. Un tel comportement le rapproche plutôt d’une autre créature ailée, en l’occurrence le loriot. Dans le contexte actuel de déstabilisation géopolitique, nous avons besoin pourtant d’une banque centrale faisant preuve d’une détermination tranquille dans son analyse avant d’en tirer des conclusions nuancées. Continuer la lecture…