La Commission parvient à un premier accord sur un vaccin potentiel

18 août 2020

La Commission européenne est parvenue à un premier accord avec l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca en vue de l’achat d’un vaccin potentiel contre la COVID-19 et de dons à des pays à revenu faible ou intermédiaire ou d’un retransfer vers d’autres pays européens. Cet accord s’inscrit dans la continuité des échanges positifs en vue de la conclusion de discussions exploratoires menées avec Sanofi-GSK, annoncée le 31 juillet, et Johnson & Johnson, le 13 août. Lorsque l’innocuité et l’efficacité du vaccin contre la COVID-19 auront été démontrées, la Commission pourra s’appuyer sur le cadre contractuel dont la base a été convenue aujourd’hui pour acheter 300 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca au nom des États membres de l’Union européenne (UE), avec une option d’achat de 100 millions de doses supplémentaires. La Commission poursuit ses échanges avec d’autres fabricants de vaccins en vue d’accords similaires.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré à ce propos: «Les intenses négociations menées par la Commission européenne continuent de produire des résultats. L’accord conclu aujourd’hui est la première pierre angulaire de l’exécution de la stratégie de la Commission européenne concernant les vaccins, grâce à laquelle nous serons en mesure de fournir des vaccins aux Européens ainsi qu’à nos partenaires ailleurs dans le monde.»

Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, a poursuivi en ces termes: «Aujourd’hui, après des semaines de négociations, nous disposons du premier contrat d’achat anticipé de l’UE en vue de l’acquisition d’un candidat vaccin. Je tiens à remercier AstraZeneca pour son engagement constructif dans ce contrat si important pour nos citoyens. Nous continuerons à œuvrer sans relâche afin d’élargir à d’autres candidats le portefeuille de vaccins de l’UE. Un vaccin sûr et efficace reste la stratégie la plus sûre pour sortir de la crise et protéger nos citoyens et le reste du monde du coronavirus.»

Le contrat approuvé aujourd’hui sera financé au moyen de l’instrument d’aide d’urgence, dont des fonds sont alloués à la création d’un portefeuille de vaccins potentiels, dotés de profils différents et fabriqués par différentes sociétés.

Le candidat vaccin d’AstraZeneca fait déjà l’objet d’essais cliniques de phase II/III à grande échelle faisant suite aux résultats prometteurs des essais de phase I/II portant sur l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin.

La décision de soutenir le vaccin proposé par AstraZeneca repose sur la rigueur de l’approche scientifique et de la technologie utilisée (ChAdOx1, un vaccin à vecteur adénoviral de chimpanzé recombinant non répliquant), la rapidité de la fourniture à grande échelle, le coût, le partage des risques, la responsabilité et la capacité de production permettant d’approvisionner toute l’Union, entre autres.

Les processus réglementaires seront souples mais resteront solides. Conjointement avec les États membres et l’Agence européenne des médicaments, la Commission tirera profit de la souplesse déjà prévue par le cadre réglementaire de l’Union pour accélérer l’autorisation et la mise à disposition des vaccins concluants contre la COVID-19. Il s’agit notamment d’accélérer la procédure d’autorisation et de faire preuve de souplesse en matière d’étiquetage et d’emballage.

Contexte

Le 17 juin, la Commission européenne a présenté une stratégie européenne visant à accélérer la mise au point, la fabrication et le déploiement de vaccins efficaces et sûrs contre la COVID-19. En échange du droit d’acheter un nombre défini de doses de vaccin dans un délai donné, la Commission financerait une partie des coûts initiaux supportés par les producteurs de vaccins sous la forme de contrats d’achat anticipé. Le financement fourni serait considéré comme un acompte sur les vaccins qui seront effectivement achetés par les États membres.

Étant donné que les coûts et taux d’échec élevés font de l’investissement dans un vaccin contre la COVID-19 une décision à haut risque pour les développeurs de vaccins, ces contrats permettront la réalisation d’investissements qui, sinon, ne seraient probablement pas effectués.

La Commission européenne s’emploie aussi à faire en sorte que toute personne ayant besoin d’un vaccin puisse l’obtenir, partout dans le monde et pas seulement chez nous. Personne ne sera en sécurité tant que tout le monde ne le sera pas. Depuis le 4 mai 2020, la Commission a ainsi levé près de 16 milliards d’euros dans le cadre de la riposte mondiale au coronavirus, l’action mondiale pour un accès universel aux tests, aux traitements et aux vaccins contre le coronavirus ainsi qu’en faveur de la reprise mondiale.



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