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Italie

Après le chaud, l’heure est venue de souffler le froid

06 October 2018

Stefan Duchateau

Avant de prendre véritablement les rênes du pouvoir, les partenaires de la coalition gouvernementale italienne actuelle ne craignaient pas d’effrayer régulièrement les marchés financiers en annonçant des propositions plus extravagantes les unes que les autres. Les mesures préconisées, comme l’augmentation des pensions et l’instauration d’un revenu « de citoyenneté », visaient en priorité à flatter l’électorat du gouvernement populiste. Aux yeux des autres, elles apparaissaient surtout aussi inefficaces qu’irréalistes. Vu l’endettement public colossal de l’Italie, de telles largesses budgétaires ne sont supportables en effet que si la croissance économique génère suffisamment de recettes fiscales pour les compenser. Or, aucune personne sensée ne croit que ces interventions simplistes puissent produire le moindre effet retour de quelque ampleur, ni à court terme ni à long terme. La Commission européenne réserve donc à chacune de ces propositions « ambitieuses » italiennes un accueil plutôt glacial. Continuer la lecture…

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Bruno Colmant
Bruno Colmant

One road, one belt

07 August 2018

La Belgique veut contrôler l’acquisition éventuelle d’entreprises nationales par des entreprises chinoises. La coïncidence avec les rumeurs d’une éventuelle OPA d’un groupe chinois sur AGEAS (qui tire une partie très importante de sa croissance …de Chine) n’est pas accidentelle. Mais réfléchissons quelques minutes : la Chine a développé un courant d’affaire important avec l’aéroport de Liège. Ce sera une entreprise chinoise qui réactivera probablement le site de Caterpillar….abandonné par des américains. Et je ne peux pas m’empêcher de sourciller à l’intervention du Président de BNP Paribas Fortis qui estime qu’il est urgent de faire preuve de « moins de naïveté dans les discussions sur le libre-échange »…alors que Fortis était un groupe belge qui fut vendu, après son sabordage, à des français. Et puis, rappelons-nous 1988 et de l’OPA sur la Générale qui devint française, sans parler, dix ans plus tard, de la vente de la BBL, de la Royale Belge, de Petrofina, etc. Et nous sommes un pays dont la moitié de la production électrique est fournie par un groupe étranger. Alors, sans prétendre donner de leçons, ne nous trompons pas de cible et soyons clairvoyants dans un partenariat solide avec la Chine et son projet de « One Road, one Belt ».

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La collaboration avec l’Institut du Risk & Compliance de France est désormais une réalité

24 September 2018

Le 20 septembre dernier, une collaboration a été signée à Paris entre l’Institut du Risk & Compliance et Risk & Compliance Platform Europe. Les deux parties continueront à vivre de manière totalement indépendante les unes des autres, mais elles s’appuieront désormais en bonne concertation sur l’expertise et le savoir-faire de chacun dans les domaines appropriés. L’Institut du Risk & Compliance est une fondation créée à l’automne 2017. Son président est Michaël Amado. La signature a eu lieu à l’hôtel The Westin, Paris Vendôme, après la séance du matin sur le Compliance Management. Le bel hôtel est le lieu permanent des conférences de l’Institut. Continuer la lecture…

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Bruno Colmant
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Le dialogue entre l’Etat et le marché sera la clé

14 May 2018

Le prochain choc économique viendra de la confrontation avec l’impossibilité d’honorer les engagements sociaux que nous nous sommes promis au travers de notre propre représentation politique, c’est-à-dire l’Etat. Notre créance sociale correspond à une dette publique dont la représentation est la monnaie. A un moment, ces trois éléments devront se fondre, ce qui conduira à diluer les avantages sociaux dans l’absorption du capital. La gestion de la prochaine crise ne conduira pas à restaurer le capitalisme mais à le dominer. Le totalitarisme étatique dominera l’économie de marché. Mon intuition, largement publiée en 2008, est intacte : nous risquons de glisser vers une étatisation « implosive » de toute l’économie. Je ne le souhaite pas. C’est le dialogue entre l’Etat et le marché qui sera la clé. Marx contre Smith. Comme dans un théâtre d’ombres chinoise, sans savoir de quel côté du drap on est.